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Lumineuses errances bleutées
Dans ses paysages, Michel HOUPLAIN invite le spectateur à une ballade étrange où se confondent le ciel et la terre, la mer et l'horizon, le jour et la nuit. Se situer dans ses tableaux est extrêmement difficile tant manquent les repères géographiques et temporels. Ni soir, ni matin, ni ombre, ni lumière ne qualifient l'instant suggéré. Seuls quelques éclats de poudre cuivrée et d'halos opalescents viennent irradier plages, vallées et plateaux dénudés par le vent.
Comme toujours chez HOUPLAIN, la lumière est sous-jacente. Il faut savoir la chercher, la faire surgir, entrer dans son sillage pour en effleurer la présence. Tout semble éteint, pesant, sombre, et pourtant, la vie est bien là : dans le scintillement des pigments, les nuages qui s'entrouvrent, le reflux de la vague, le reflet dans la flaque après la pluie.
Il aime à se promener longtemps dans les grands espaces sauvages de l'extrême nord de la Norvège et les plages immenses du Marquenterre. Il apprécie l'errance pour retrouver le calme, la sérénité, être pénétré par les reflets bleutés de la lumière et se dire que, finalement, l'énergie dont nous avons besoin est sous nos pieds, dans le vent, dans ces promenades douces, longues et reposantes. Sa peinture ? Un bel hommage à la puissance de la terre et des cieux.
